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Avant le burn out maternel, chacune vit sa vie, entrainée par le rythme du quotidien, avec une sensation de bien être. La rencontre avec un amoureux, la recherche ou la construction d’un lieu de vie commun, l’envie d’avoir des enfants, tout cela s’enchaine de manière naturelle sans trop y réfléchir.

Les premières surprises arrivent parfois durant la grossesse. On ne s’attendait pas à être malade, fatiguée, même parfois à devoir s’arrêter de travailler pour la santé du bébé en construction ou au contraire, c’est l’étonnement de sentir une vitalité inconnue, de se sentir des ailes pousser d’avoir envie de faire beaucoup de choses.

 

Les surprises suivantes viennent quelques fois au moment de l’accouchement, de la mise en place de l’allaitement, c’est pas comme ça que les choses avaient été imaginées. Finalement, c’est pas si naturel que ça de donner le sein ? Pourquoi faut-il autant de médicalisation autour de l’accouchement ? Autant de petites prises de conscience qui peuvent avoir lieu à cette période.

Le chemin continue avec les premiers jours, les premiers mois avec un bébé. Le ménage passe de 2 à 3, parfois de 2 à 2 quand un conjoint quitte l’autre, le laissant seul avec l’enfant. Là aussi le plan rêvé, imaginé plus ou moins inconsciemment ne se traduit pas dans la réalité du quotidien.

Ceci dit, la vie continue et puis 1, 2, 3 autres enfants arrivent voir plus. La charge de travail quotidien augmente : plus de courses à faire, plus de repas à préparer, plus de lessive, plus de ménage, plus d’aller retour pour aller chercher les uns ou les autres au sport, à l’école, chez les copains… le parent ou les parents s’épuisent.

 

Et puis c’est l’engrenage, la descente, l’épuisement, la fatigue, la colère, le ras le bol jusqu’à la crise salutaire.

 

Et oui, c’est une chance de vivre cette crise, ce moment de prise de conscience qui dit « j’en ai marre, j’en peux plus, faut que ça change ! »

Cette crise qui la fait ? La personne qui a besoin que « ça » change.

C’est qui ou quoi le « ça » ?

Cela rassemble beaucoup de choses : la vie, les proches, le conjoint, les enfants, le rythme du métro-boulot-dodo, le patron invivable, les voisins criards, les beaux parents insupportables…. la liste est parfois très très longue.

 

Alors arrive le moment de doute. Comment faire pour que « ça » change ? C’est un travail phénoménale ! Il y a tellement de paramètres !

 

Oui il y a beaucoup de choses qui vont être à revoir dans le fonctionnement quotidien, dans la façon de penser, de vivre les choses. Il y aura des choix à faire. Il y aura après le burn out une autre vie.

 

 Il y a toujours deux façons de voir la vie à l’image de cette parabole que j’aime beaucoup et que j’ai plaisir à partager avec vous aujourd’hui.

Et comme dans cette parabole, il y a une très belle vie après le burn out maternel et j’oserais même dire que oui  la vraie vie commence après c’est mon ressenti personnel, mon vécu.

Elle est extraite du site suivant :

http://un-idiot-attentif.blogspot.fr/2011/06/y-t-il-une-vie-apres-la-naissance.html

 

Y a-t-il une vie après la naissance ?

 

Je ne résiste pas au plaisir de vous partager cette jolie «parabole». Elle est racontée par le Rabbin Haïm Korsia, dans un livre qu’il a publié récemment aux Presses de la Renaissance, en collaboration avec Alain de la Morandais et Malek Chebel: Les enfants d’Abraham. D’après le narrateur, cette petite histoire n’appartient pas à la tradition juive, mais il déclare s’y retrouver pleinement. Je n’ai aucune peine à en dire autant…

« Deux jumeaux sont dans le ventre de leur mère. Ils discutent philosophie.
– Tu crois qu’il y a une vie après la naissance?
– Évidemment. Il doit forcément exister quelque chose au-dehors, car il me semble que nous sommes ici précisément pour nous préparer à ce plus tard.
– Mais non! Ce n’est pas possible, et c’est même inepte. Il n’y a pas de vie après la naissance. Si c’était le cas, quelqu’un nous en aurait parlé. Donc, cela n’existe pas. Mais imaginons, comment serait ce monde futur?
– Je ne sais pas, mais il y aurait certainement plus de lumière. Peut-être pourrions-nous même courir? Manger avec nos mains et notre bouche?
– Mais non, c’est une aberration! On ne peut pas courir! Et qui a vu une personne manger en utilisant sa bouche! C’est le cordon ombilical qui nourrit l’homme, c’est prouvé scientifiquement.
– Écoute, je ne sais pas, mais ce que j’imagine, c’est que nous verrons nos parents et ils prendront soin de nous. Maman nous donnera le sein…
– Maman??? Tu crois en Maman? C’est juste un concept abstrait sans fondement objectif, scientifique. Qui est Maman pour toi?
– C’est grâce à elle que nous vivons. Nous tirons notre vie d’elle, nous n’existerions pas sans elle.
– Je ne crois pas! Je n’ai jamais vu Maman, donc, elle n’existe pas.
– Comment peux-tu dire cela? Lorsque nous sommes en silence et que nous ne nous bagarrons pas, nous pouvons entendre comme une sorte de chant qu’elle fredonne et nous percevons la manière dont elle ressent le monde extérieur. Lorsque tu es triste, tu aimes bien te coller à l’ombre de ce que nous avons appelé sa main, faute d’autre définition. Tu aimes lorsque tu as l’impression que cette main te caresse… Tu sais, je pense que la vraie vie commence plus tard… »