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Il y a 18 ans, je mettais au monde une belle petite fille. La vie avec elle a été rapidement compliquée : beaucoup de pleurs, refus de dormir dans un lit seule, elle s’endormait d’épuisement dans la voiture souvent.

En grandissant, elle exprimait un très fort caractère. Souvent insatisfaite, souvent en colère, j’avais beaucoup de mal avec elle. Au fil des mois, je me suis épuisée à développer moultes ressources pour développer un accompagnement bienveillant et sans fessée.

C’était ma deuxième fille, sa grand sœur de 4 ans son ainée était plus souple ou peut être “dressée” par l’éducation non bienveillante qu’elle avait reçu.

Que c’est dur !

Plus d’une fois j’ai pensé à la mettre en pension. Après cette demoiselle, une petite sœur était venue compléter la fin équipe. D’ailleurs la jolie blonde avait prit d’un mauvais œil l”arrivée de cette brunette qui lui prenait sa mère.

Au fur et à mesure des années, les tensions que j’avais avec son père ont grandi pour finir par un divorce. Elle ressentait les choses depuis bien longtemps. Et cela causait de l’insécurité pour elle qui entraînait de la colère.

Les années après le divorce ont été encore plus compliquée avec cette belle demoiselle blonde. Parfois ange, parfois démon et plus souvent démon d’ailleurs.

Garder le cap

J’ai toujours gardé le cap de cette éducation bienveillante, travaillant sur moi d’arrache pied pour être une meilleure maman. Ne plus crier, faire preuve de souplesse, de confiance pour lui laisser explorer le monde à sa façon.

3 enfants, maman solo, avec un ex conjoint qui démissionnait complètement de ses fonctions paternelles c’était dur. Lui prônait une éducation violente, autoritariste. Un jour, ses filles lui ont claqué la porte au nez, elles ont refusé d’aller chez lui, elles ne voulaient plus y mettre les pieds.

Garder le cap de la bienveillance éducative lorsque les tempêtes émotionnelles se déchaînent à la maison c’est bien compliqué. Il y en a eu des orages de colère, des tornades de pleurs. J’ai tenu la barre de ce navire familial qui a failli sombrer bien des fois.

Qu’est ce qui m’a permis de tenir ?

La certitude que tout autre mode éducatif que la bienveillance est nocif, la foi chevillée au corps qui me disait “ça finira par payer”.

Oui, aujourd’hui, j’ai de belles relations avec chacune de mes 3 filles. Beaucoup d’amour et de complicité même si parfois il y a encore des passages complexes, ça fait partie de la vie.

Aujourd’hui, cette jolie blonde a 18 ans. J’ai réussi à la mener jusqu’à sa majorité, ouf !!! 

Elle a un job, elle s’y éclate avec l’équipe avec qui elle travaille, elle a un cercle d’ami(e)s impressionnant.

C’est pas facile tous les jours d’être parent, je peux le dire. C’est un travail quotidien durant des années.

Cette maman c’est moi  de toutes les épreuves que mes filles m’ont fait traversé, j’en ai fait mon métier parce que je souhaite à chaque parent de vivre une magnifique relation avec leurs enfants.

Si vous vous reconnaissez dans ce portrait de maman épuisée, prenez rendez vous des solutions existes.

Marie-Christine Eustache